Cours 2018-2019

Sciences religieuses [MSPSB140]

  • 3 crédits
  • 30h
  • 2e quadrimestre
Langue d'enseignement: Français
Enseignant: Delhez Charles

Acquis d'apprentissage

Une articulation d'un langage philosophique et théologique avec le langage scientifique; la prise de conscience que la science n'entre pas en concurrence avec la religion, mais qu'elles sont appelées à dialoguer, à "s'articuler" en vue de la poursuite de l'avenure humaine pour le meilleur.  « La foi et la science sont deux manières différentes d’appréhender le monde. Les mettre en opposition réduit le potentiel de chacune à améliorer le monde », affirme l’Académie des Sciences des États-Unis.

Objectifs

  • Maintenir la question métaphysique et religieuse ouverte dans notre société qu’Habermas qualifie de « postséculière » (où le religieux et le séculier se mêlent).
  • Rappeler que la raison scientifique n’a pas le monopole de la rationalité : La raison appartient tout autant aux religions qu'aux sciences, explique Michel Serres. L’homme n’est pas unidimensionnel.
  • Former des professionnels de la santé capables de rencontrer les patients selon toutes les dimensions, et pas seulement en technocrates. Les malades ont souvent une quête religieuse. La maladie et l’approche de la mort ravivent les questions de sens : le médecin ne peut y être insensible.
  • Aider les étudiants à donner un sens à leur vie tant personnelle que familiale et professionnelle, les aider à se situer dans une société où les discours de sens se croisent et se heurtent. Leur permettre de formuler les questions nouvelles engendrées par l'exponentielle fuite en avant des nouvelles technologies, par la convergence des NBIC (pour Nanotechnologie, Biotechnologie, Intelligence artificielle et science Cognitive). « Le sens de la vie est la plus pressante des questions » (Albert Camus).

Contenu

Quel homme pour demain ? Sciences, éthique, christianisme

Science et foi ne font pas toujours mauvais ménage. Au contraire. Les grands noms de la science ont souvent été des croyants. Comment aujourd’hui faire coexister ces deux démarches à tout le moins bien différentes ?

Ce n’est qu’au 20e siècle que les relations seront clarifiées. Un Teilhard de Chardin y a amplement travaillé. On pourrait aussi citer le chanoine belge Georges Lemaître, « père du Big Bang », qui demanda clairement au pape qu’il ne fasse pas de sa théorie une confirmation du récit biblique.

Aujourd’hui, cependant, une autre problématique apparaît, plus urgente, que la question religieuse. Que devient l’humanisme au vu de l’évolution des sciences et de la technique ? Déjà, on parle d’une « humanité 2.0 ». On a l’habitude d’opposer Dieu à la science, mais cette dernière pose autant de questions sur l’homme, sur son statut, sur sa dignité.

Les sciences ont besoin d’une vision de l’homme, sans quoi elles sont aveugles. Le christianisme peut apporter ici sa contribution. Sciences et religions, en effet, doivent se donner la main pour que l’avenir soit digne de l’homme, cet être assoiffé à la fois de connaissance et d’amour.

Le cours donnera une grille de lecture des rapports entre la science et le christianisme, abordant le dossier maintenant réglé, des origines du monde ; regardant du côté de l’avenir, il posera la question de l’identité de l’homme (un animal , un être neuronal) et de son devenir eu égard aux « progrès » de la science, notamment la question des intelligences artificielles et, dans le domaine médical, les questions de fin de vie (à la lumière d’une réflexion sur l’éthique).

Table des matières

Sous réserve de modifications:

 

Plan du cours :

L’homme contemporain « immensément diminué et démesurément grandi » (Mehl).

 

Pourquoi un cours des Sciences religieuses, et comment?

Contexte sociologique

 

Introduction: une nouvelle problématique

 

1.Le grand malentendu. Les limites de la science.
2.Quel dialogue?
3.Et Dieu dans tout ça?
4.La Création et l’évolution
5.Teilhard de Chardin: la matière est elle-même spirituelle
6.Transhumanisme et posthumanisme
7.La science des responsabilités (éthique)
8.Mourir dans la dignité
9.Développement durable et spiritualité
 

Conclusions

Description des exercices

Un exercice QCM à la moitié du cours.


Méthodes d'enseignement

Cours "ex cathedra". La lecture d’un livre sera demandée (un choix sera proposé au début du quadrimestre) ainsi que l’assistance à une conférence. Une question « bonus » à la clé ! Rencontres possibles avec les étudiants, soit individuelles, sur rendez-vous (charles.delhez@unamur.be) ; soit en groupe (soirées "bar" : rue Grandgagnage 7).

Mode d'évaluation

Un examen écrit — questions ouvertes et questions à choix multiple —, sur l’ensemble de la matière. Un dictionnaire est accepté pour les non-francophones.

 

 

 

Sources, références et supports éventuels

Matériel pédagogique : le livre de Charles Delhez, Quel homme pour demain ?, en vente à la librairie des sciences, sert de syllabus ; au cours, un soutien par PowerPoint (celui-ci servant de témoin de ce qui a été vu au cours). Un mini-syllabus de textes complémentaires.

Lecture obligatoire de l'Evangile selon Saint-Luc (Nouveau testament), d'un livre proposé au début du cours.

 

 

Langue d'enseignement

Français

Lieu de l'activité

NAMUR

Faculté organisatrice

Faculté de médecine
rue de Bruxelles
61
5000 NAMUR
T. 081724347
F. 081724327
administration-medecine@unamur.be

Cycle

Etudes de 1er cycle